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| Proverbes divers 3 |
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Qui veut garder son ami, n'ait nulle affaire avec lui. Il n'est meilleur ami ni parent, que soi-même. Les amours commencent par anneaux, et finissent par couteaux. Qui ne peut frapper l'âne, frappe le bât. On ne saurait faire boire l'âne s'il n'a soif. Tel fait l'âne pour avoir du son. Anneau trop étroit, ne le met à ton doigt. Il n'est sauce que d'appétit. Pain défendu réveille l'appétit. Bien venu qui apporte. Il n'est que de vivre pour apprendre. C'est le signe d'un fou, qu'avoir honte d'apprendre. Apprenti n'est pas maître. Entre l'arbre et l'écorce, il ne faut pas mettre le doigt. Il faut avoir plus d'une corde à son arc. Débander l'arc ne guérit pas la plaie. Arc-en-ciel du matin, Pluie sans fin, Arc-en-ciel du soir, Il faut voir. Argent changé, argent mangé. Amour fait beaucoup, mais argent fait tout. Marteau d'argent brise porte de fer. Veux-tu savoir ce que vaut l'argent ? Empruntes-en !. Trésorier sans argent, apothicaire sans sucre. Selon l'argent, les violons. L'argent sert l'homme sage et gouverne le sot. Argent comptant porte médecine. Rien de plus éloquent, que l'argent comptant. Quand l'argent marche, tout va bien. Ce qui arrive à l'un peut arriver à l'autre. Artésien, tête de chien !. Ne nous associons qu'avec nos égaux. S'attendre n'est pas le bon moyen de s'entendre. Qui attend s'ennuie. Tout vient à point à qui sait attendre. Petit diner longuement attendu, n'est pas donné, mais chèrement vendu. En attendant les souliers d'un mort, On marche longtemps pieds nus. Qui s'attend à l'écuelle d'autrui, dine souvent par coeur. Ne t'attends qu'à toi seul. Le trop d'attention qu'on a pour le danger, Fait le plus souvent qu'on y tombe. Tout ce qui peut être fait un autr jour, le peut être aujourd'hui. Tel auteur, tel livre. Ne charge pas autrui de ce que tu peux faire. Chagrin d'autrui ne touche qu'à demi. Chacun décharge son péché, et charge celui d'autrui. Jamais par le bras d'autrui, Grands etat n'ont été conquis. Qui s'attend à l'écuelle d'autrui, risque de rester sur son appétit. Le mal d'autrui n'est que songe. Il faut se prêter à autrui, et ne se donner qu'à soi. L'avare crierait famine sur un tas de blé. L'avare pour vouloir dépenser peu, dépense le double. Avare pour le son, prodigue pour la farine. Quand tous les péchés sont vieux, avarice est encore jeune. Il n'est chère que d'avaricieux. Un homme averti en vaut deux. Une poule aveugle peut quelquefois trouver son grain. Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. On peut donner un bon avis, mais non pas la bonne conduite. Ceux qui sont de notre avis, Sont les vrais hommes d'esprit. Bon avocat, mauvais voisin. Année de vin, point d'avoine. Imprudence, babil, sotte vanité, Et vaine curiosité, ont ensemble étroit parentage; Ce sont enfant tous d'un lignage. Un bon bâilleur en fait bâiller deux. Souvent il faut baiser le bras dont on voudrait que la main fût coupée. Que chacun balaie devant sa porte et les rues seront nettes. Il faut prendre la balle au bond. Cent ans bannière, cent ans civière. N'aille au banquet, qui ne veut pas manger; Ni sur la mer, qui a peur du danger; Ni à la cour, qui dit tout ce qu'il pense; Non plus au bal, qui n'aime pas la danse. Barbe bien étuvée, est à demi-rasée. Torche ta barbe et dis que t'as bu. Un barbier rase l'autre; Une main lave l'autre; Un âne frotte l'autre. A barque désespérée, Dieu fait trouver le port. Coureur comme un Basque. Les batailles sont en la main de Dieu. Qui bâtit, ment. Il est plus aisé de bâtir des cheminées, Que d'en tenir une chaude. Qui bâtit, pâtit. Le bâton est le roi du monde. Le mort a le tort, et le battu paie l'amende (doit son origine aux duels judiciaires). Il ne fait pas bon battre un homme la veille de sa mort. Nous avons battu les buissons, et un autre a pris l'oiseau. Autant vaut bien battu que mal battu. A chemin battu il ne croît point d'herbe. Aprés le beau temps vient le laid; aprés la guerre, la paix. Besace bien promenée nourrit son maître. Besogne qui plaît est à demi faite. Parle peu, fais ta besogne; sage est qui ainsi besogne. Besoin fait maint sentier tenir. Le besoin fait vieille trotter. On ne saurait manier le beurre, qu'on ne s'en graisse les doigts. Qui approche le beurre du feu, ne l'empêchera pas de fondre. Si tu as la tête de beurre, ne te fais pas boulanger. le bien cherche le bien. Notre bien et notre mal, ne tiennent guère qu'à nous. On a toujours plus de bien que de vie. Qui donne son bien avant de mourir, Peut s'apprêter à souffrir. Quand viennent biens, ils viennent à monceaux. Bienfait qui se fait trop attendre, est gâté quand il arrive. Bienfait reproché, est à demi payé. Il n'y a pas de petit chez soi. Deux chiens sont mauvais à un os. Qui veut noyer son chien, l'accuse de la rage. A mauvais chien queue lui vient. Bon chien, n'aboie pas pour rien. Il ne faut pas tuer son chien pour une mauvaise année. Au chien qui mord, il faut jeter des pierres. Chien hargneux a toujours oreilles déchirées. Petit chien, belle queue. Bon chien chasse de race. A bon chien, bon os. Il n'y a toujours que trop de chiens autour d'un os. Un chien et un coq sont fort sur leur palier. Le chien ne peut pas être chèvre, ni le lapin devenir lièvre. Veux-tu que le chien te suive ? Donne lui du pain. Qui couche avec le chien, se lève avec des puces. Chien échaudé ne revient pas en cuisine. A méchant chien, court lien. Il ne faut pas se moquer des chiens qu'on ne soit hors du village. Quand les chiens s'entredéchirent, le loup fait ses affaire. Chats et chiens, mauvais voisins. Les chirurgiens ne demandent que plaies et bosses. Souvent qui choisit, prend le pire. |
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