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| Proverbes divers 4 |
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Un bienfait reproché tient toujours lieu d'offense. Un bienfait n'est jamais perdu. Faute de blé, on mange de l'avoine. Chacun sait où le bât blesse. La guérison n'est jamais si prompte que la blessure. Il ne faut pas faire marcher les boeufs d'un autre plus vite qu'il ne veut. Le grand boeuf apprend au petit à labourer. Qui a bu boira. Assez boit qui a deuil. Plus on boit plus on veut boire. Il n'est bois si vert qui ne s'allume. Tout bois n'est pas bon à faire flèche. Il ne faut pas aller au bois sans cognée. Volontiers gens boiteux haïssent le logis. Deux fois bon, c'est une fois bête. Les bonnes gens sont aisées à tromper. Le bonheur est dans soi, chez soi, autour de soi et au-dessous de soi. Le bonheur dépend presque toujours de soi. Bonheur passe richesse. Le bonheur est là où on le place. Le bonheur est l'amorce de la témérité. Où manque le bonheur, tout soin est inutile. Chacun est bossu quand il se baisse. La bouche parle de l'abondance du coeur. En close bouche n'entre mouche. Épargne de bouche vaut rente de pré. Qui est dans le bourbier, y voudrait mettre autrui. Il ne faut pas qu'on voit jamais le fond de notre bourse. Selon ta bourse te maintiens. Il n'y a que la première bouteille qui soit chère. Le jeu et les bouteilles rendent les hommes égaux. Tout ce qui branle ne tombe pas. Selon le bras, la saignée. Quand brebis enragent, elles sont pires que les loups. Il faut tondre les brebis, et pas les écorcher. Brebis qui bêle perd sa gueulée. Brebis comptée, le loup la mange. Le breton menace quand il a frappé. Tout n'est pas or dans ce qui brille. Dos de brochet, ventre de carpe. Les gens sans bruit sont dangereux, Il n'en est pas ainsi des autres. Il n'est de si petit buissons, Qui ne porte ombre. D'une buse on ne peut faire un épervier. Bon capitaine, bons soldats. La caque sent toujours le hareng. Veux-tu trouver le cârème court ? Fais une dette payable à Pâques. On ne peut pas carillonner et être à la procession. Qui casse les verres les paie. On cause volontier quand on a les pieds chauds. Bailler caution est occasion de double procès. Cent ans ne sont pas si longs qu'ils en ont la mine. Bon cavalier monte à toute main. Le cérémonial est la fumée de l'amitié. Cerf bien donné aux chiens est à demi pris. Il n'y a guère de chagrins raisonnables. Cent ans de chagrins ne paient pas un sou de dettes. Aujourd'hui en chair, demain en bière. Les choses ne tiennent pas aux champs, comme elle sont ordonnées en chambre. Chance vaut mieux que de bien jouer. A chaque saint sa chandelle. La chandelle qui va devant, éclaire mieux que celle qui va derrière. On change souvent son cheval borgne contre un aveugle. Changement de propos réjouit l'homme. Changement de temps, entretien de sots. Chapon de huit mois, dîner de roi. D'un sac à charbon ne saurait sortir blanche mouture. Charbonnier est maître dans sa loge. Il faut prendre le bénéfice avec ses charges. Charité bien ordonnée commence par soi même. Il n'est si bon charretier qui ne verse. Qui va à la chasse perd sa place. Il n'est chasse que de vieux chiens. Chasseur, pêcheurs, preneur de taupes, feraient beaucoup, n'étaient les fautes. Un clou chasse l'autre. Chat échaudé craint l'eau froide. Il ne faut pas réveiller le chat qui dort. Chat ganté ne prit jamais souris. Il n'est si petit chat qui n'égratigne. On ne saurait retenir le chat quand il a goûté à la crème. A bon chat, bon rat. On ne prend pas chat sans mitaines. Quant le chat n'est pas au logis, les rats dansent. Château pris, ville rendue. Grande honte à qui châtie autrui, et soi-même à châtier oublie. De trop prés se chauffe, qui se brûle. Bonne terre, méchant chemin. Tout chemin mène à Rome. En chemin battu, il ne croît point d'herbe. Au mauvais chemin, double le pas. Pour reprendre ta chemise, ne mets ton héritage en mise. Toujours est trop cher ce qui de rien ne sert. Jamais bon cheval ne devient rosse. A jeune cheval, vieux cavalier. A méchant cheval, bon éperon. Après bon vin, bon cheval. Le déjeuner du cavalier est la meilleure avoine du cheval. Cheval de foin, cheval de rien; Cheval d'avoine, cheval de peine; Cheval de paille, cheval de bataille. Qui mène les chevaux, mène ses bourreaux. Bien mérite d'aller à pied, Qui ne prend soin de son cheval. A cheval hargneux, étable à part. Des femmes et des chevaux, il n'en est point sans défauts. Bon cheval va seul à l'abreuvoir. A cheval donné, on ne regarde pas la bouche. Il est aisé d'aller à pied, quand on tient son cheval par la bride. Il n'est si bon cheval qui ne bronche. A cheval maigre vont les mouches. Qu'un cheval soit mauvais ou bon, Chausse toujours tes éperons. De chiens, chevaux, armes, amours, Pour un plaisir, mille doulours. La chèvre est la vache du pauvre. On ne peut pas sauver la chèvre et les choux. Fou qui a le choix et prend le pire. Bien bas choit qui trop haut monte. Ce n'est pas tout que des choux, il faut encore de la graisse. Si le ciel tombait, il y aurait bien des alouettes prises. Trop de civilités engendre importunité. Les plus grands clercs ne sont pas les plus fins. Qui n'entend qu'une cloche n'entend qu'un son. On n'engraisse pas les cochons avec de l'eau claire. Coeur qui soupire, n'a pas ce qu'il désire. Bon estomac et mauvais coeur, c'est le secret pour vivre longtemps. Il faut avoir le coeur haut, eût-on la fortune basse. Le coeur importe plus que la mine. Coeur étroit n'est jamais au large. Coeur facile à donner, Facile à ôter. A coeur vaillant rien d'impossible. Agir dans la colère, c'est s'embarquer durant la tempête. Il faut savoir obéir avant que de commander. Besogne commencée est plus qu'à demi faite. |